L'Acheteur eCommerceMéthodes de sélection et comparatifs d'intégrateurs Magento et Adobe Commerce Mis à jour le 29 septembre 2026

Comparatif des agences Magento en France : la méthode, puis le classement

Ce comparatif note ce qu'une agence publie avant signature, pas la qualité de ce qu'elle livre : une note basse signale une documentation commerciale mince, pas un mauvais travail. Sept critères sont posés puis appliqués à neuf agences lues sur leur propre site le 29 septembre 2026. scandiweb arrive première avec 92 sur 100, douze points devant ATI4 Group à 80, Synolia troisième à 75. Trois constats sortent du panel et valent plus que l'ordre du classement. Aucune des huit agences françaises comparées ici ne publie de GTI ni de GTR, c'est-à-dire aucun délai chiffré d'intervention ou de rétablissement. Aucune des neuf entrées, scandiweb comprise, ne publie le moindre prix : ni TJM chiffré, ni budget plancher, ni prix de TMA. Et une seule des huit, DATASOLUTION, nomme un TJM comme unité de facturation, sans y attacher de montant. À l'inverse, le marché français publie très bien sa méthode : cinq des huit agences françaises publient six étapes de livraison nommées ou plus, Synolia, ATI4 Group, Antadis, Agence Dn'D et Spiriit. scandiweb est soumise au même test et y perd des points : l'entité juridique publiée sur son site est une société new-yorkaise, Commerce Growth 360 Inc, sans numéro de TVA ni mention de l'entité qui signerait un contrat de prestation, et ses deux délais de réponse publiés, 24 heures et 8 minutes, ne sont réconciliés sur aucune page.

1 La sélection

Les neuf agences de ce comparatif, dans l'ordre des notes

1
scandiweb L'acheteur qui veut lire un processus de livraison, un mode d'engagement et un délai de réponse avant de signer, et qui n'a pas besoin d'un interlocuteur en présentiel en France 92 sur 100.
2
ATI4 Group L'acheteur qui veut le plus haut niveau Hyvä disponible en France, une dizaine d'études de cas ouvertes et une immatriculation qui se recoupe au chiffre près 80 sur 100.
3
Synolia L'acheteur qui veut voir la méthode avant le devis : c'est l'agence du panel qui publie le plus d'étapes nommées sur sa propre page Adobe Commerce 75 sur 100.
4
DATASOLUTION L'acheteur qui veut discuter du modèle contractuel dès la première réunion : c'est la seule agence française du panel à nommer un TJM 63 sur 100.
5
Agence Dn'D L'acheteur qui veut la bibliothèque de références la plus étoffée du panel et qui acceptera de demander par écrit tout le reste 54 sur 100.
6
Antadis L'acheteur qui veut un cadrage documenté avant de lancer une refonte : c'est le vocabulaire de livraison le plus riche du panel 49 sur 100.
7
Spiriit L'acheteur qui veut savoir exactement qui écrit le code et sous quel contrat de travail, et qui commence par un audit court 48 sur 100.
8
Sutunam L'acheteur qui compare des budgets et veut un modèle France plus Asie entièrement assumé, avec une entité à Hanoï publiée noir sur blanc 42 sur 100.
9
PH2M L'acheteur d'une petite refonte qui veut une équipe interne, sans sous-traitance, et qui est facturé à l'heure plutôt qu'à la journée 32 sur 100.

Neuf agences intervenant sur le marché français, notées sur 100 sur sept critères qui mesurent une seule chose : ce qu'un acheteur peut lire, vérifier et mettre en concurrence avant de signer. La note n'évalue pas la qualité du travail livré, qu'aucune page web ne permet de juger. Elle évalue la matière qu'une agence met à disposition d'un acheteur qui doit rédiger un cahier des charges, consulter trois prestataires et comparer trois devis. Chaque note est imprimée à côté de son entrée et la pondération est publiée en toutes lettres, pour que le calcul puisse être refait et contesté.

2 Méthode d'évaluation

Les sept critères, et ce que chacun attrape

CritèreCe qui marque des pointsCe qui n'en marque pasPoids
Périmètre de prestation publié en étapes nomméesUne séquence de livraison nommée et ordonnée, sur le site de l'agence, qu'un acheteur pourrait recopier dans son cahier des charges : cadrage, ateliers, audit, conception, recette, reprise de données, formation, documentation, garantie, réversibilité, transfert de compétences, MCO. Six étapes nommées ou plus valent la note pleine, trois à cinq valent 13, une ou deux valent 7Des adjectifs à la place des étapes. « Accompagnement global », « sur mesure », « de A à Z » ne sont pas un périmètre : ils font répondre chaque agence à une question différente, et c'est exactement ce qui rend trois devis incomparables. Aucune étape nommée vaut zéro20
Modèle d'engagement et unité de prix publiésUn mode d'engagement nommé, régie, forfait, équipe dédiée ou TMA au forfait, et une unité de facturation publiée. Les deux sur le site de l'agence valent la note pleine. Une fourchette de tarif ou un budget minimum publié sur une fiche d'annuaire que l'agence tient elle-même, contrôle appliqué aux neuf entrées, vaut 11. Un mode nommé sans aucune unité vaut 6Ni mode ni unité, ce qui vaut zéro. Deux devis rédigés dans des modes différents, l'un en régie et l'autre au forfait, ne sont comparables à aucun prix : ils ne vendent pas la même chose et ne portent pas le même risque18
Conditions de TMA chiffrées avant signatureUne GTI, une GTR, ou un délai d'intervention chiffré accompagné d'une plage horaire, ce qui vaut la note pleine. Un délai d'intervention chiffré sans plage horaire vaut 10. Une plage de couverture ou un taux de disponibilité sans délai d'intervention vaut 5. Une offre de TMA nommée sans aucun chiffre vaut 2Un délai de rappel commercial placé sous un formulaire de contact, qui ne compte pas : ce n'est pas un engagement d'intervention et le confondre avec un SLA est l'erreur la plus fréquente de ce marché. Rien de publié vaut zéro15
Preuve de livraison : étude de cas ouverte nommant la plateforme, avec un résultat chiffréDes pages d'étude de cas réellement ouvertes sur le site de l'agence, nommant Magento ou Adobe Commerce. Cinq études ou plus dont au moins une porte un résultat mesuré valent la note pleine, deux à quatre études valent 10, une seule vaut 6Un mur de logos, ou des liens qui renvoient vers les boutiques des clients au lieu d'une étude rédigée, ce qui vaut zéro. Des clients nommés sans aucune page ouverte derrière valent 315
Niveau de partenariat confirmable chez l'éditeurUn niveau porté par l'éditeur dans le registre complet des agences Hyvä, maintenu par Hyvä et non rédigé par l'agence. Platinum vaut la note pleine, Gold 9, Silver 6, Bronze 3, Partner 1. C'est le seul critère de cette page dont la source est un tiersAbsente du registre, ce qui vaut zéro, y compris quand l'agence vend du Hyvä sur son propre site. Le niveau se lit dans le registre complet, jamais dans la page « Preferred Partners », qui est une sélection restreinte ne portant que les trois niveaux du haut12
Identité juridique publiée et recoupable dans un registre publicDénomination, forme juridique, numéro d'immatriculation, capital social et adresse du siège publiés dans les mentions légales, et l'enregistrement retrouvé dans un registre public. L'ensemble vaut la note pleine, une dénomination avec un numéro d'immatriculation et des champs manquants vaut 7, une dénomination sans numéro vaut 4Aucune identité trouvée sur les pages lues, ce qui vaut zéro. C'est le contrôle le moins coûteux de la liste et celui qu'on saute le plus souvent : il identifie l'entité qui signera réellement, qui n'est pas toujours celle dont le nom figure sur la présentation commerciale10
Composition et implantation de l'équipe qui livreUn effectif chiffré publié et une phrase claire sur l'endroit où se trouve l'équipe de livraison, y compris quand elle est en partie à l'étranger et que l'agence le dit. Les deux valent la note pleine, un effectif seul vaut 6, une implantation seule vaut 4Ni l'un ni l'autre, ce qui vaut zéro. Une implantation assumée ne coûte rien ici : ce critère note la clarté de la déclaration, pas la géographie. Une équipe à Hanoï publiée noir sur blanc vaut plus qu'un silence sur qui écrit le code10

3 Le classement

Comparatif des agences Magento et Adobe Commerce en France en 2026

1

scandiweb

L'acheteur qui veut lire un processus de livraison, un mode d'engagement et un délai de réponse avant de signer, et qui n'a pas besoin d'un interlocuteur en présentiel en France92 sur 100

Sur le critère le plus lourd de cette grille, le périmètre publié en étapes nommées, scandiweb prend la note pleine, et c'est le seul point du comparatif où elle devance nettement le champ français. Elle publie un processus de livraison nommé et ordonné sur presque chacune de ses pages de service, dont le développement de thèmes Hyvä, la migration vers Adobe Commerce, le support Magento et l'optimisation des performances Magento. C'est aussi la seule des neuf entrées à nommer la recette : « User Acceptance Testing (UAT) and pre-go-live », sur la page Hyvä, avec la définition qui va avec, « After everything from the scope has been delivered and internally tested, the site goes through an end-to-end UAT and pre-go-live simulation ». Aucune des huit agences françaises de ce comparatif ne nomme la recette, la VABF ou la VSR sur les pages lues.

Deux pages portent la partie qu'un acheteur français demande en commission d'appel d'offres et qu'on ne trouve presque jamais publiée : les critères d'acceptation. La page gestion de la livraison publie une matrice de traçabilité des exigences reliée aux tâches et aux cas de test, « These are mapped in Requirement Traceability Matrix along with the links to JIRA software holding each task and test case to validate the task in TestLodge », et une page assurance qualité décrit quatre niveaux d'acceptation successifs, « We set business-level acceptance criteria together with the key stakeholders », puis des critères par composant, par module et des cas de test par tâche. La réserve est réelle et vaut d'être dite : ces deux pages ne figurent dans aucun sitemap du site, aucune page de service ne pointe vers elles, et un acheteur ne les trouvera pas seul.

Sur le modèle d'engagement, scandiweb est l'une des deux seules entrées du comparatif, avec DATASOLUTION, à publier à la fois un mode et une unité de facturation. Elle nomme trois modes sur sa page développeurs Adobe Commerce, « Dedicated team », « Staff augmentation » et « Fixed-scope project », et publie la base de facturation qui va avec, « A dedicated team and staff augmentation are billed monthly, while fixed-scope projects are quoted against agreed deliverables ». Sur le support Magento, la base est l'heure consommée, « pay-as-you-go with no fixed monthly fee, so you pay for the hours you use ». Comme les huit autres, elle ne publie aucun montant : ni TJM, ni tarif horaire, ni budget plancher, ni prix de TMA. Sa fiche Clutch porte un budget minimum de 25 000 dollars et une fourchette de 50 à 99 dollars de l'heure, relevés le 29 septembre 2026, avec une note de 4,8 sur 53 avis.

Sur les conditions de support, scandiweb ne prend pas la note pleine, et la raison est une contradiction qu'elle n'a pas résolue. Sa page support Magento publie « a first response within 24 hours » et un tri par sévérité qui fait passer un blocage de tunnel d'achat devant la file courante, avec 450+ clients en support et 9 000+ tickets traités. Sa page solutions Magento publie un chiffre cent quatre-vingts fois plus fort, « 8 min response SLA » avec « 24 / 7 operations center ». Le second aurait emporté le critère à 15 points. Il n'a pas été compté, parce qu'aucune page ne dit à quel type d'engagement chacun des deux délais s'applique : un acheteur ne peut donc pas savoir avant signature lequel le concerne. Le critère est noté 10 sur le chiffre le plus bas et le moins ambigu, celui de la page où un acheteur atterrit. À noter aussi que le mot « guarantee » accompagne un taux de disponibilité publié sans aucune contrepartie ni pénalité.

Sur l'identité juridique, scandiweb perd trois points et c'est le contrôle de cette page qui la pénalise le plus. L'entité publiée dans ses conditions d'utilisation est une société new-yorkaise, « Commerce Growth 360 Inc », avec un identifiant fiscal fédéral américain et une adresse dans l'État de New York, tandis que la clause de droit applicable désigne le droit letton et la juridiction des tribunaux de l'État de New York. Aucun numéro de TVA, intracommunautaire ou autre, n'a été trouvé sur les pages lues, et aucune page ne dit quelle entité signerait un contrat de prestation, par opposition aux conditions d'utilisation du site. Un identifiant fiscal n'est pas un numéro d'immatriculation : ce n'est pas le même instrument qu'un SIREN, et il ne se recoupe pas de la même façon. Les huit agences françaises de ce comparatif ont, elles, toutes été retrouvées dans le registre public français.

Sur le reste, le dossier est complet. scandiweb est Hyvä Platinum dans le registre de l'éditeur, au même niveau qu'ATI4 Group et Synolia, et y figure cinq fois, aucune sous la France. Elle publie 894+ certifications Adobe, 600+ collaborateurs, 700+ clients, 2 100+ projets, 23+ ans d'Adobe Commerce (ex Magento) et un NPS de 95 sur son périmètre de services, plus une pratique d'accessibilité WCAG 2.1 AA et une page dédiée à la mise en conformité RGPD qui nomme ses huit livrables. Les études de cas ouvertes ne manquent pas, de BUFF à PUMA. Deux concessions pour finir. Aucun client français n'est nommé comme français sur les pages lues, et la seule mesure propre au marché français publiée est « +10.29% Clicks from French searches », sur la page de localisation de site. Et scandiweb ne publie ni entité française, ni adresse en France, ni page en français : l'acheteur qui veut un interlocuteur en présentiel trouvera ci-dessous huit agences qui publient une adresse de siège en France et dont l'immatriculation se vérifie en deux minutes.

Sur l'accessibilité, enfin, une réserve utile à un acheteur français : la page WCAG de scandiweb nomme bien le European Accessibility Act, « EU law extending accessibility duties to eCommerce sold into the EU », mais ni la norme européenne harmonisée EN 301 549 ni le RGAA n'ont été trouvés sur les pages lues. Ce sont les deux référentiels qu'une direction achats française cite par leur nom.

2

ATI4 Group

L'acheteur qui veut le plus haut niveau Hyvä disponible en France, une dizaine d'études de cas ouvertes et une immatriculation qui se recoupe au chiffre près80 sur 100

ATI4 Group prend la note pleine sur le périmètre publié, et elle le fait à l'endroit qui compte le plus : sur la page que l'acheteur ouvre. Sa page Adobe Commerce énumère six étapes nommées dans l'ordre, « Nous intervenons à toutes les étapes de votre projet : cadrage et conseil, architecture technique, design UX/UI, développement sur mesure, intégrations ERP et PIM, TMA et montées de version », sur ati4group.com. La même page décompose une migration en quatre chantiers nommés, « customisations, services SaaS, storefront, données », chacun produisant de la valeur avant la fin du suivant. Ni recette, ni VABF, ni VSR, ni réversibilité ne sont nommées sur les pages lues.

C'est l'une des deux agences françaises au niveau Platinum dans le registre complet des agences Hyvä, avec Synolia, relevé le 29 septembre 2026. Elle l'annonce elle-même, « Partenaire Platinum Hyvä », et annonce par ailleurs « Partenaire Silver Adobe Commerce » sur la même page. Elle publie « plus de soixante profils » et une organisation d'équipe chiffrée, « Chaque équipe est composée de 4 à 6 développeurs et s'occupe de 3 à 4 projets clients », sur sa page ati4 life. Son centre de formation, la Magento Academy, est un cursus de onze semaines certifié Qualiopi, et la déclaration d'activité de formation figure dans ses mentions légales sous un numéro préfectoral.

Ses mentions légales sont presque complètes, « ATI4 Group, SAS au Capital de 112 500 EUROS », « RCS STRASBOURG », un SIRET et un numéro de TVA, siège « 3 Allée d'Helsinki 67300 Schiltigheim ». Le recoupement au registre public est le plus net du panel : le SIRET du siège retourné par l'annuaire des entreprises est identique chiffre pour chiffre à celui de ses propres mentions légales, sous le SIREN 884519505. Le registre apporte au passage la date de création que le site ne publie pas, le 1er juin 2020, et une tranche d'effectif salarié de 20 à 49 personnes au titre de 2023, à lire à côté du « plus de soixante profils » d'aujourd'hui : deux instruments, deux périmètres, deux millésimes, et la question à poser plutôt qu'une contradiction à dénoncer.

Là où elle décroche, c'est sur le prix et sur le support. Sa page de maintenance nomme un mode, « une maintenance sur mesure, forfaitaire ou avec un budget défini, renouvelable chaque année », sans y attacher la moindre unité ni le moindre montant. Ses points sur ce critère viennent de sa fiche Clutch, qui publie un budget minimum de 25 000 dollars et une fourchette de 50 à 99 dollars de l'heure, relevés le 29 septembre 2026, sur un profil sans aucun avis à ce jour. Côté TMA, le processus est publié, les nombres non : chaque demande devient un ticket, un contrôle mensuel a lieu, « si un problème survient, nous réagissons immédiatement pour le résoudre ». Ni GTI, ni GTR, ni astreinte, ni plage horaire sur les pages lues. Ses conditions générales de vente sont téléchargeables et n'ont pas été ouvertes, donc rien n'est affirmé sur leur contenu.

3

Synolia

L'acheteur qui veut voir la méthode avant le devis : c'est l'agence du panel qui publie le plus d'étapes nommées sur sa propre page Adobe Commerce75 sur 100

Synolia publie le périmètre le plus détaillé du comparatif, et sur la bonne page. Sa page d'intégrateur Adobe Commerce nomme les ateliers d'entrée, « interviews, d'ateliers de cadrage et d'ateliers graphiques », le livrable qui les clôt et ses deux formes selon la méthode retenue, « backlog sur les projets agiles, spécifications détaillées pour les projets cycle en V », et les instances de pilotage, « Réunions de suivi, démonstrations, comités de pilotage », sur synolia.com. Elle écrit aussi à quoi sert cette phase, « Cette première étape est la garantie d'un périmètre projet et d'un budget maîtrisés », ce qui est précisément l'argument de cette page.

Elle est la seconde agence française au niveau Platinum dans le registre complet des agences Hyvä, relevé le 29 septembre 2026, et c'est un changement récent : au 23 septembre 2026 le même registre la portait Gold. Le registre compte aujourd'hui 460 inscriptions sur cinq niveaux, dont 18 Platinum, et la France en aligne deux, ATI4 Group et Synolia. Sur son propre site, Synolia n'annonce aucun niveau Hyvä et annonce un « statut de partenaire Gold » chez Adobe, ainsi qu'« une trentaine de développeurs certifiés ».

C'est aussi la seule des huit à publier le mode d'engagement en toutes lettres, « Aussi bien sur des projets réalisés en mode agile, que sur des projets avec engagement forfaitaire (cycle en V) », et la seule à nommer le vocabulaire de la couverture hors heures ouvrées, sur sa page support et assistance : « Profitez de conditions de support sur-mesure (astreinte, langue, fuseau horaire, etc.) au-delà des engagements contractuels standards » et « mise en production en Heures Non Ouvrées (HNO) ». Le problème est que l'astreinte et les HNO y sont vendues comme des options au-dessus d'engagements standards que la page ne publie pas. Aucune GTI, aucune GTR, aucun délai d'intervention chiffré sur les pages lues. Ses points de prix viennent de sa fiche Clutch, qui publie un budget minimum de 100 000 dollars, le plus élevé du panel, et une fourchette de 50 à 99 dollars de l'heure, sur un profil sans aucun avis.

Ses mentions légales sont complètes, « Synolia est une SAS au capital de 111 460€ immatriculée au RCS de LYON sous le Numéro 452 487 416 », TVA « FR28452487416 », siège « 59 rue de l'Abondance, 69003 LYON », et un délégué à la protection des données déclaré. Le registre public confirme le SIREN, l'adresse du siège au numéro près, une création le 1er mars 2004 et une tranche d'effectif de 100 à 199 salariés au titre de 2023, cohérente avec le « nous sommes une centaine » publié sur son site. Sa fiche Clutch, elle, annonce une fondation en 1994, dix ans avant la date du registre : deux instruments qui ne mesurent pas la même chose, et un exemple de plus de la question à poser.

Deux réserves. La première, sur l'implantation : Synolia écrit « pas d'obscure équipe de TMA délocalisée à bas coût » et « Fait avec ❤ en France », et son pied de page liste pourtant « Santiago du Chili » parmi ses agences, sans qu'aucune page lue dise ce qui y est livré. La seconde, sur l'accessibilité : elle est la seule des huit à publier un audit RGAA achevé, sur sa page accessibilité numérique, et cette même page publie deux taux de conformité différents, « 39 % des critères du RGAA version 4.1.2 sont respectés » pour l'audit, puis « partiellement conforme (65 % des critères du RGAA version 4.1.2 sont respectés) » pour l'état du site. Aucun des deux ne peut être cité seul, et l'audit a été réalisé par Synolia elle-même, non par un tiers.

4

DATASOLUTION

L'acheteur qui veut discuter du modèle contractuel dès la première réunion : c'est la seule agence française du panel à nommer un TJM63 sur 100

DATASOLUTION prend la note pleine sur un critère qu'aucune autre agence française n'approche, et c'est le résultat le plus inattendu de ce comparatif. Sa page de régie publie l'unité de facturation et le mode dans la même phrase, « Une facturation transparente (TJM ou forfait mensuel, avec CRA) », puis explique ce que la régie change pour l'acheteur, « Conserver la maîtrise d'œuvre de votre projet », « Bénéficier d'une expertise ciblée sans engagement long terme ». Elle publie même un délai de démarrage, « souvent sous 48h pour les profils disponibles ». Elle ne publie toujours aucun montant, ce qu'aucune des neuf entrées ne fait, mais elle est la seule des huit à nommer l'unité dans laquelle un devis sera libellé.

L'inverse est vrai sur le périmètre, le critère le plus lourd, et c'est ce qui la place quatrième. Sa page Magento vend des livrables sans les ordonner, « Création de boutiques B2C/B2B (de la conception à la mise en production) », et publie des durées plutôt que des étapes, « 2 à 4 mois pour un site e-commerce standard », « 1 à 2 mois pour une migration Magento 1 → 2 », « 2 semaines pour un audit technique ou un diagnostic flash », sur datasolution.fr. Le seul processus nommé en cinq points du site est un processus de staffing, pas de livraison : « Définition du besoin », « Sélection des profils », « Proposition et entretien », « Intégration et suivi », « Évaluation et amélioration continue ».

Ses mentions légales sont les plus complètes du panel, et les seules à publier SIREN et SIRET côte à côte : « DATASOLUTION / Société par actions simplifiées / Immatriculée au RCS de PARIS sous le numéro 445 223 852 », capital « 973 375 € », TVA « FR95445223852 », siège au 224 rue du Faubourg Saint-Antoine à Paris. Le registre public confirme l'ensemble, avec une création le 4 février 2003 et neuf établissements ouverts. Il apporte aussi la nuance que le site n'apporte pas : la tranche d'effectif salarié de l'entité française est de 100 à 199 personnes au titre de 2023, quand le site publie « Plus de 330 experts répartis dans une douzaine d'agences sur 3 continents ». Les deux sont vrais et ne comptent pas la même chose, et c'est exactement la question à poser en consultation : combien de personnes de l'entité qui signe travailleront sur le projet.

Deux mises en garde sur la lecture de ses pages, parce que ce comparatif les a appliquées à tout le monde. La première : « Nous garantissons 99.9% d'uptime » est un taux de disponibilité d'infrastructure, et « monitoring 24/7 » une couverture de supervision, non des délais d'intervention. Ni GTI ni GTR sur les pages lues. La seconde : « Nos experts vous recontactent dans les 72 heures ! », placé sous un formulaire de contact, est une promesse de rappel commercial et ne rapporte aucun point sur le critère support, chez elle comme chez les autres. Sa page publie enfin une série de gains moyens sans client, sans période et sans méthode, qui n'ont pas été retenus comme preuve, et une année de partenariat manifestement mal saisie, non reproduite ici. Sa fiche Clutch porte la mention « This profile is unclaimed », ce qui est la raison pour laquelle sa fourchette de tarif n'a pas été comptée : le critère n'accorde ces points qu'à une fiche tenue par l'agence elle-même.

5

Agence Dn'D

L'acheteur qui veut la bibliothèque de références la plus étoffée du panel et qui acceptera de demander par écrit tout le reste54 sur 100

Agence Dn'D prend la note pleine sur les preuves de livraison et sur le périmètre, et perd ensuite trente-quatre points sur ce qu'elle ne publie pas. Côté preuves, elle aligne une dizaine d'études de cas réellement ouvertes sur son propre site, et l'une d'elles porte des chiffres exploitables : sur Zadig & Voltaire, « Le temps de chargement est 2x plus rapide » et « Le nombre d'étapes dans le tunnel d'achat est passé de 5 à 3 ». Elle est Gold dans le registre complet des agences Hyvä au 29 septembre 2026, sans annoncer de niveau sur son propre site.

Le périmètre est bien publié, mais pas à l'endroit où on le cherche. Ses pages Magento et agence ne nomment aucune étape : elles énumèrent des métiers, « le conseil, le pilotage, le design UX/UI, le développement web et la maintenance ». C'est sa page de maintenance qui porte la séquence, et elle est nette, « Nous commençons par un audit technique et fonctionnel, puis définissons une roadmap claire et un Plan Qualité Maintenance ( PQM ) » puis « Chaque demande est traitée via un cycle structuré : analyse, estimation, planning, réalisation, tests de non-régression et mise en production ». Un acheteur qui reste sur la page Magento ne verra rien de tout cela.

Là où elle décroche vraiment, c'est sur l'identité et sur l'équipe, et le contraste avec le registre public est le meilleur argument de cette page. Ses mentions légales publient une dénomination, une adresse de siège et un directeur de la publication, et aucun numéro d'immatriculation, aucune forme juridique, aucun capital, aucun numéro de TVA : c'est la seule des huit dans ce cas, et sa politique de confidentialité ne comble pas le manque. Elle ne publie par ailleurs aucun effectif sur les pages lues. Le registre public répond aux deux questions en deux minutes : SIREN 452907546, dénomination « DN'D », création le 24 mars 2004, société par actions simplifiées, siège au 6 rue Germaine Richier dans le 13e arrondissement de Paris, six établissements ouverts, et une tranche d'effectif salarié de 50 à 99 personnes au titre de 2023. Autrement dit, la seule agence du panel qui ne publie pas son effectif est celle pour laquelle l'État en publie un.

Rien de chiffré côté support sur les pages lues : ni GTI, ni GTR, ni astreinte, ni plage horaire, ni délai de réponse. Le mot SLA apparaît une fois, dans une phrase générique sur ce qu'est une maintenance, sans nombre et sans engagement. Aucun mode d'engagement ni prix n'est publié, et aucune fiche Clutch n'a pu être trouvée à son nom, ce qui prive le critère prix de sa seconde source. Un détail à vérifier en consultation : son pied de page liste désormais six implantations, dont Mulhouse arrivée avec un rapprochement annoncé pour 2025, quand le corps de sa page agence en nomme encore quatre.

6

Antadis

L'acheteur qui veut un cadrage documenté avant de lancer une refonte : c'est le vocabulaire de livraison le plus riche du panel49 sur 100

Antadis publie la matière de cadrage la plus fournie du comparatif, et c'est ce qui lui donne la note pleine sur le critère le plus lourd. Sa page de cadrage SI e-commerce nomme la méthode et ses livrables un par un : « une série d'ateliers collaboratifs sur-mesure », « Analyse fonctionnelle de l'existant : un prérequis », « ateliers métier », « un DAT », des « documents de mapping de données », « Le listing fonctionnel : votre boussole projet », des « spécifications générales », des « wireframes » et des « spécifications détaillées ». Sa page de run nomme ensuite la comitologie, « Roadmap annuelle », « Copil, généralement trimestriel », « Cosui, comité de suivi périodique, généralement hebdomadaire » et des « Release meetings » où se font les « tests de non régression » avant le GO de déploiement. Aucun de ces mots n'est sur sa page Magento, qui ne nomme que la « reprise de données » en passant.

C'est aussi la seule des huit à nommer l'outil que le client verra, « passer en revue les différentes listes de tickets dans notre outil Jira », et la seule à publier une porte d'entrée conditionnelle honnête, « nous ne nous engageons qu'après avoir effectué cet audit de reprise ». Elle publie « 90 Collaborateurs », « 80 e-commerçants actifs », « 10 le nombre de setups par an » et une adhésion à la Fevad depuis 2018, et elle assume le partage de ressources, « Que nous mettions à disposition une équipe complète et dédiée ne travaillant que pour vous, ou que nous partions sur un fonctionnement en ressources partagées avec d'autres e-commerçants clients de l'agence », sur sa page agence. Elle assume aussi une limite de périmètre, « Antadis n'est pas une agence spécialisée SEO ».

Deux lignes la font tomber à zéro. La première est le partenariat éditeur : Antadis ne figure pas dans le registre complet des agences Hyvä, à aucun niveau, vérifié par un balayage des 460 inscriptions le 29 septembre 2026. Elle mentionne Hyvä comme une technique sur sa page Magento, ce qui n'est pas un niveau de partenariat et n'a pas été noté comme tel. La seconde est le prix : ni mode, ni unité, ni montant sur les pages lues, le budget étant renvoyé à l'acheteur, « Quel que soit le budget que vous souhaitez consacrer à votre maintenance ». Aucune fiche Clutch n'a pu être trouvée à son nom.

Ses mentions légales publient « SAS ANTADIS » puis « SIRET : 443 924 527 » et une adresse à Rambouillet, sans capital, sans ville de RCS et sans numéro de TVA. Le numéro publié compte neuf chiffres : c'est un SIREN, pas un SIRET, qui en compte quatorze. Le registre public le confirme comme SIREN, sous la dénomination « ANTADIS », création le 24 octobre 2002, siège au 1 rue de Clairefontaine à Rambouillet, tranche d'effectif de 50 à 99 salariés au titre de 2023, et deux établissements ouverts, à Rambouillet et à La Rochelle. Son ancien établissement parisien y figure comme fermé. Rien de tout cela n'est une faute : c'est ce qu'un acheteur apprend en deux minutes et qui lui dit quelle entité et quel établissement rattacher au contrat.

Côté TMA, les engagements sont publiés comme quatre piliers qualitatifs sans un seul nombre, « Stabilité et souplesse », « Réactivité et adaptabilité », « Proactivité 360 », plus la promesse de « délais raisonnables ». Ni GTI, ni GTR, ni astreinte, ni plage horaire sur les pages lues.

7

Spiriit

L'acheteur qui veut savoir exactement qui écrit le code et sous quel contrat de travail, et qui commence par un audit court48 sur 100

Spiriit publie la déclaration d'équipe la plus nette des neuf entrées, et elle la publie en chiffres : « 50 collaborateurs 100% France », « 100% collaborateurs en CDI », « 98% capital associés & salariés », « 38% de femmes dans l'équipe » et « 4 bureaux, et des clients partout en France », sur sa page agence. Elle explique aussi pourquoi elle publie la détention du capital, « Les personnes qui prennent les décisions stratégiques sont aussi celles qui accompagnent les clients au quotidien ». Sur un marché où trois agences du panel publient une implantation hors d'Europe, DATASOLUTION sur trois continents, Sutunam au Vietnam et Synolia au Chili, cette précision est un argument et pas un détail. Le registre public la recoupe : SIREN 417937950, dénomination « SPIRIIT », création le 12 février 1998, ce qui en fait la plus ancienne du panel, siège au 425 rue Alfred Nobel à Montpellier, tranche d'effectif de 50 à 99 salariés au titre de 2023.

Elle prend la note pleine sur le périmètre, grâce à deux pages annexes plutôt qu'à sa page Magento. Son audit Magento est une offre calibrée, « Audit express · 3 jours », avec ses étapes numérotées et ses livrables nommés, « Les points de friction », « Les quick wins », « Une estimation des charges », « Vos priorités sur 6 à 12 mois », « Les chantiers structurants ». Sa page de maintenance publie une séquence en trois temps, « Un audit global pour repartir sur des bases saines », « Un plan d'action clair, appliqué via une TMA orientée résultats », « Un co-pilotage e-commerce ». Une offre d'audit à durée fixe est, en pratique, le meilleur point d'entrée d'une consultation : elle produit le chiffrage sans engager la refonte.

Elle décroche sur les preuves, le prix et l'identité. Une seule étude de cas a pu être ouverte et vérifiée, WeConnect, qui porte bien un résultat mesuré, un catalogue « passé de 10 000-20 000 références à près de 60 000 produits » sous Magento ; son index en liste une dizaine d'autres dont les pages n'ont pas pu être ouvertes. Aucun mode d'engagement ni prix n'est publié : la seule somme en euros du site est son propre chiffre d'affaires, « 4,8M€ », et le chiffrage est promis plutôt que publié, « chaque évolution est chiffrée ». Aucune fiche Clutch n'a pu être trouvée à son nom, y compris sous son ancienne dénomination.

Ses mentions légales publient une dénomination, un numéro d'immatriculation au RCS de Montpellier et une adresse, et ni forme juridique, ni capital social, ni numéro de TVA. Elle est Bronze dans le registre complet des agences Hyvä au 29 septembre 2026, tout en écrivant sur sa page Magento faire partie des « rares agences françaises » à déployer Hyvä : le niveau retenu ici est celui de l'éditeur. Rien de chiffré côté support, et une mise en garde qui concerne ce comparatif autant que le lecteur : le seul « SLA renforcés » de son site décrit un partenaire nommé, pas Spiriit, et ne doit pas lui être attribué.

8

Sutunam

L'acheteur qui compare des budgets et veut un modèle France plus Asie entièrement assumé, avec une entité à Hanoï publiée noir sur blanc42 sur 100

Sutunam est l'entrée qui illustre le mieux ce que ce critère d'équipe note réellement : la clarté, pas la géographie. Elle publie son modèle sans détour, « Sutunam s'est implantée sur les deux continents : Europe et Asie », deux sites nommés avec leur horloge locale, « Sutunam Lyon France » et « Sutunam Hanoï Vietnam », un effectif de « 40 Collaborateurs », et jusqu'à la seconde entité juridique dans son pied de page, « Sutunam Co. Ltd », à Hanoï, sur sa page agence. Elle raconte même l'ordre historique, l'agence vietnamienne d'abord, la société française ensuite. Le registre public le corrobore plutôt qu'il ne le contredit : l'entité française, « SUTUNAM FRANCE », SIREN 532783974, créée le 18 mai 2011, siège au 24 avenue Joannes Masset à Lyon, est dans la tranche de 10 à 19 salariés au titre de 2023. Les quarante personnes publiées ne sont donc pas toutes salariées de l'entité française, ce que Sutunam dit elle-même.

Elle prend zéro sur le critère le plus lourd. Aucune étape de livraison n'est nommée sur les pages lues : la seule phrase de périmètre est une formule, « De l'élaboration stratégique à la mise en production, nous sommes à vos côtés ! », et le reste est adjectival, « réaliser tous vos projets de A à Z ». Ni cadrage, ni ateliers, ni recette, ni reprise de données, ni formation, ni garantie, ni réversibilité. C'est précisément le cas que cette page appelle un périmètre qu'on ne peut pas mettre en concurrence : deux agences répondant à cela répondront à deux questions différentes.

Elle marque en revanche des points sur le prix, par sa fiche Clutch, la seule du panel avec celle de scandiweb à porter des avis : note de 5,0 sur 3 avis, budget minimum de 10 000 dollars et fourchette de 50 à 99 dollars de l'heure, relevés le 29 septembre 2026. Son propre site ne publie ni mode ni prix. Côté support, les deux nombres publiés sont des couvertures et non des délais : « Nous assurerons la sécurité et les performances de votre plateforme en toutes situations, 24h/24 et 7j/7 » et, sur sa page d'hébergement et infogérance, « la surveillance 24/7, les sauvegardes régulières ». Ni GTI ni GTR.

Ses mentions légales publient « SARL Sutunam France », un SIRET, le RCS de Lyon et un capital de « 2 000€ », le plus faible du panel de trois ordres de grandeur, sans numéro de TVA. Elle est Silver dans le registre complet des agences Hyvä, deux fois, sous France et sous Vietnam. Aucune étude de cas individuelle n'a pu être ouverte : son index de réalisations n'a rendu aucune page, si bien que ses clients nommés restent des noms sans étude derrière eux. Un dernier point de vigilance de méthode : sa fiche Clutch annonce une fondation en 2010 et le registre une création en 2011, ce qui s'explique par l'antériorité de l'entité vietnamienne et ne doit pas se lire comme une incohérence.

9

PH2M

L'acheteur d'une petite refonte qui veut une équipe interne, sans sous-traitance, et qui est facturé à l'heure plutôt qu'à la journée32 sur 100

PH2M publie la promesse d'internalisation la plus explicite des neuf entrées, et en termes que personne d'autre n'emploie : « Il n'y a pas de délocalisation low-cost à Madagascar ou en Inde, votre boutique est conçue et réalisée en interne avec un souci du détail presque maladif », sur sa page qui sommes-nous, et « Nous ne développons que ce qui est réellement nécessaire pour votre projet et par nous-mêmes ». Elle publie un effectif précis, « une équipe de 13 développeuses et développeurs », et le registre public le recoupe exactement : SIREN 534809637, dénomination « PH2M », création le 21 septembre 2011, siège au 17 rue Idrac à Toulouse, tranche de 10 à 19 salariés au titre de 2023. Elle publie aussi une unité de facturation que personne d'autre ne publie, « Notre unité de temps est l'heure et non la journée », ce qui, sur des interventions courtes, change le coût réel bien plus que le taux affiché.

Ses mentions légales sont complètes, « PH2M SARL », capital « 100 000 € », SIRET, TVA, RCS de Toulouse. Elle est Silver dans le registre complet des agences Hyvä, l'annonce elle-même, et se positionne en outre sur Front-Commerce, le framework headless français pour Magento.

À partir de là, le dossier se vide, et c'est ce qui explique la dernière place. Sur le périmètre, elle publie quatre pratiques d'ingénierie, « Pair Programming », « Revue du code », « Tests automatiques », « Déploiement automatique », et quatre domaines de service, dont « Formation ». Ce sont des pratiques et des métiers, pas une séquence de projet : aucune étape client nommée et ordonnée sur les pages lues, donc zéro sur le critère le plus lourd. Sur les preuves, ses clients sont présentés en mur de logos dont les liens pointent vers les boutiques des clients et non vers des études rédigées : aucune étude de cas n'a été trouvée sur les pages lues, donc zéro également. Sur le support, rien de chiffré, et la page pose même la question de l'indisponibilité à l'acheteur, « Savez-vous combien vous perdez d'argent à chaque minute d'indisponibilité ? », sans y répondre par un engagement.

Une note de méthode, parce qu'elle vaut pour tout le panel : une petite structure n'est pas pénalisée ici pour sa taille. PH2M perd des points parce qu'elle ne publie pas la matière qu'un acheteur doit mettre en concurrence, et deux des rubriques manquantes, une séquence de livraison nommée et une étude de cas rédigée, ne coûtent ni argent ni effectif. Aucune fiche Clutch n'a pu être trouvée à son nom. Elle publie enfin elle-même la réserve qui mérite d'être posée en consultation, « Notre structure est amenée à s'agrandir en ne sélectionnant que les meilleurs partenaires dans leurs domaines respectifs », ce qui pose la question de savoir qui écrira le code au-delà de treize personnes.

4 Quelle agence pour quel cas

Choisir selon la situation, pas selon le rang

Votre situationÀ retenirPourquoi
Vous lancez une refonte et vous n'avez pas encore de cahier des chargesAntadis, puis SynoliaLes deux publient la matière d'un cadrage, et ce sont les deux seules du panel à publier le livrable qui en sort. Antadis nomme le DAT, le listing fonctionnel, les spécifications générales et détaillées ; Synolia nomme les ateliers de cadrage et le document qui les clôt, backlog en agile ou spécifications détaillées en cycle en V. Un cadrage payé et facturé séparément se compare ensuite d'une agence à l'autre, contrairement à une refonte entière.
Vous reprenez une boutique existante dont vous ne connaissez pas l'étatSpiriit, puis AntadisSpiriit publie une offre d'audit à durée fixe, « Audit express · 3 jours », avec une estimation des charges parmi ses livrables. Antadis conditionne son engagement à un audit de reprise et l'écrit, « nous ne nous engageons qu'après avoir effectué cet audit de reprise ». Une agence qui refuse de s'engager avant d'avoir regardé le code vous protège plus qu'une agence qui accepte tout de suite.
Votre direction achats exige un modèle contractuel et une unité de facturation dès la consultationDATASOLUTION, puis scandiwebCe sont les deux seules entrées des neuf à publier un mode d'engagement et une unité de facturation. DATASOLUTION nomme « TJM ou forfait mensuel, avec CRA » ; scandiweb nomme trois modes et la base de facturation de chacun. Aucune des neuf ne publie de montant, donc la question du prix se posera de toute façon par écrit.
Vous avez besoin d'un interlocuteur en présentiel et d'une facture françaiseDATASOLUTION, Synolia, ATI4 GroupLes huit agences françaises de cette page publient une adresse de siège en France et toutes les huit ont été retrouvées dans le registre public. Ces trois-là publient en plus un numéro de TVA dans leurs mentions légales, ce qui n'est le cas ni de Spiriit, ni d'Antadis, ni de Sutunam, ni d'Agence Dn'D. scandiweb ne publie ni entité française, ni adresse en France, ni page en français.
Votre contrat de TMA est le poste qui vous inquiète le plusscandiweb, puis SynoliaAucune des neuf entrées ne publie de GTI ni de GTR. scandiweb est la seule à publier un délai de première réponse chiffré, « a first response within 24 hours », et elle en publie un second, bien plus fort, sur une autre page, sans que rien ne dise lequel s'applique à quoi. Synolia est la seule des huit à nommer l'astreinte et les heures non ouvrées, comme options au-dessus d'engagements qu'elle ne publie pas. Dans tous les cas, exigez les trois nombres par écrit avant signature.
Votre boutique doit être accessible et vous ne savez pas à quel référentiel la faire auditerSynolia, puis scandiwebDeux des huit agences françaises publient une déclaration d'accessibilité : Synolia avec un audit RGAA qu'elle a réalisé elle-même, dont la page annonce deux taux différents, et ATI4 Group avec une déclaration dont l'audit est annoncé pour 2026 et n'avait pas paru au 29 septembre 2026. scandiweb publie une prestation WCAG 2.1 AA avec un critère d'acceptation explicite, et ne nomme ni la norme EN 301 549 ni le RGAA. Aucune des neuf ne nomme les deux.

5 Les preuves

Les travaux publiés derrière les entrées

ClientPrestationRésultatSource
Zadig & VoltairePassage de Magento 2 à une Progressive Web App, rapporté par Agence Dn'D sur son propre siteL'étude indique que « le temps de chargement est 2x plus rapide » et que « le nombre d'étapes dans le tunnel d'achat est passé de 5 à 3 ». Elle situe le contexte, « le trafic sur mobile est supérieur à 70% ». Page ouverte et relue le 29 septembre 2026Source
Alain AfflelouDéploiement multi-boutique B2B et B2C sur Adobe Commerce Cloud, rapporté par ATI4 GroupL'étude indique « 90% des modules mutualisés entre B2B et B2C », « 6 pays ciblés par le déploiement multi-boutique : France, Espagne, Portugal, Maroc, Belgique et la Suisse » et deux instances unifiées autour d'un socle partagé. Page ouverte et relue le 29 septembre 2026Source
FermobOuverture à l'international sur Adobe Commerce, rapporté par SynoliaL'étude indique « 30 000 euros de commande en 6 jours sur le nouveau site allemand », en précisant qu'« aucune campagne d'acquisition n'a encore démarré », et situe la part du eCommerce à 5% des ventes en 2021 sur la France. Page ouverte et relue le 29 septembre 2026Source
WeConnectSocle Magento multi-marques pour un distributeur de matériel informatique, rapporté par SpiriitL'étude indique un catalogue « passé de 10 000-20 000 références à près de 60 000 produits, grâce à l'intégration d'outils d'enrichissement fournisseurs ». Page ouverte et relue le 29 septembre 2026Source
Optic 2000Refonte Adobe Commerce et expérience omnicanale, rapporté par DATASOLUTIONL'étude porte la mention « Lauréat Cas d'Or du e-Commerce » et situe l'enseigne à « près de 1200 points de vente en France ». Ce sont une distinction et une donnée de marché, non un résultat mesuré du projet : aucun indicateur avant et après n'est publié sur la page. Page ouverte et relue le 29 septembre 2026Source
La Maison du ChocolatRefonte du front-end Magento d'une maison de luxe, rapporté par AntadisL'étude décrit « la refonte du front-end de son site e-commerce sous Magento, avec une approche créative centrée sur la mise en lumière de l'expérience de marque luxe ». Aucun chiffre n'est publié sur la page. Page ouverte et relue le 29 septembre 2026Source
BUFFReplatforming vers Adobe Commerce sur un parc multi-pays, rapporté par scandiwebL'étude porte un parc de 44 boutiques Adobe Commerce, 59 pays servis et 8 langues. C'est la preuve multi-marchés européens la plus proche de ce que demande un groupe français cherchant à consolider plusieurs pays sur un socleSource
LäderachRefonte du storefront sous Hyvä pour une maison suisse présente dans plus de cinquante pays, rapporté par scandiwebL'étude publie +39% de revenus, +48% de conversion, un LCP de 1,8 seconde sur desktop et un score PageSpeed passé de 93 à 99. C'est l'étude la plus chiffrée du panel sur la performance front-endSource

6 En détail

Conduire une consultation Magento en France, du cahier des charges au pilote

Une consultation d'intégrateur Magento se joue en cinq temps, et l'expérience de ce comparatif est que les acheteurs en sautent deux. Le premier temps est interne et n'implique aucune agence : écrire ce que la refonte doit changer dans l'activité, en deux ou trois indicateurs que la direction générale reconnaîtra. Tant que l'objectif est « refaire le site », toutes les propositions seront recevables et aucune ne sera comparable. Le second temps est le cahier des charges, qui n'a pas besoin d'être long mais doit être fermé sur cinq points : le périmètre fonctionnel, les flux à reprendre, les systèmes à intégrer, ce qui constitue une recette réussie, et ce qui se passe après la mise en production. Ces cinq points sont ceux qu'un devis peut chiffrer ligne à ligne.

Le troisième temps est la consultation elle-même, et sa règle est simple : trois à cinq agences, le même document, les mêmes questions, la même grille de réponse. Trois est un plancher parce que deux devis ne donnent aucune échelle ; cinq est un plafond parce qu'au-delà l'acheteur n'a plus le temps de lire sérieusement. La grille de réponse compte plus que le document envoyé : si chaque agence répond dans sa propre structure, la comparaison redevient une affaire d'impression. Demandez le chiffrage par étape nommée, dans le mode d'engagement que vous avez choisi, avec l'unité de facturation indiquée et le nombre de jours ou d'heures par profil.

Le quatrième temps est la comparaison, et c'est là que la plupart des consultations se perdent, parce qu'on compare des totaux. Un total ne dit rien : il agrège un périmètre, un mode contractuel, un niveau de reprise de données et un contrat de maintenance qui ne sont pas les mêmes d'une offre à l'autre. Ce qui se compare, ce sont les lignes : combien de jours de cadrage, combien de recette, la reprise de données est-elle chiffrée ou renvoyée à plus tard, la formation est-elle une ligne ou une promesse, et quel est le coût de la TMA sur trente-six mois. Sur cinq ans, ce dernier chiffre dépasse souvent celui du projet, et il est le moins regardé au moment de la signature.

Le cinquième temps est celui qui manque presque toujours : terminer par un pilote payant plutôt que par un bon de commande. Un lot court, facturé, à périmètre fermé, avec un livrable daté et un critère d'acceptation écrit, en apprend plus sur une agence que n'importe quel appel de références. Il montre la qualité du code, la tenue du planning, la façon dont les questions sont posées et la réaction quand quelque chose dérape. Deux agences de ce comparatif publient l'objet idéal pour cela : l'audit à trois jours de Spiriit et l'audit de reprise conditionnel d'Antadis. Quand aucune offre de ce type n'existe, un premier lot de deux à quatre semaines fait le même travail.

Deux remarques sur ce que ce comparatif a trouvé, parce qu'elles changent la façon de mener les quatre premiers temps sur le marché français. La première est que la méthode y est bien documentée : cinq des huit agences françaises publient six étapes de livraison nommées ou plus, Synolia, ATI4 Group, Antadis, Agence Dn'D et Spiriit, ce qui veut dire qu'un acheteur peut construire son cahier des charges à partir du vocabulaire que ses propres candidats emploient déjà. La seconde est que la partie commerciale et contractuelle n'y est pas documentée du tout : aucune des neuf entrées ne publie un prix, une seule des huit nomme l'unité de facturation, DATASOLUTION, et aucune des neuf ne publie de GTI ni de GTR. Autrement dit, tout ce qui relève du périmètre se prépare avant la consultation en lisant les sites, et tout ce qui relève du prix et de l'engagement ne s'obtient qu'en le demandant par écrit.

Vérification 1

Écrire le cahier des charges avant d'appeler les agences

Un cahier des charges n'a pas besoin de faire cent pages. Il a besoin d'être fermé là où le prix se fabrique. Cinq rubriques suffisent, et elles correspondent aux cinq endroits où les devis diverge le plus : le périmètre fonctionnel, en listant ce qui est explicitement hors périmètre autant que ce qui est dedans ; les données à reprendre, avec des volumes, parce que reprendre dix ans d'historique de commandes n'a rien à voir avec repartir du catalogue ; les systèmes à intégrer, nommés, avec leur version et qui détient l'accès ; la définition de la recette, c'est-à-dire ce qui doit être vrai pour que vous signiez le procès-verbal ; et ce qui se passe après la mise en production, garantie et maintenance.

La rubrique la plus souvent oubliée est la quatrième. Un projet sans critère d'acceptation écrit se termine par une négociation sur ce qui était promis, et cette négociation se déroule au moment où vous avez le moins de marge. Un critère d'acceptation est une phrase vérifiable : un temps de chargement mesuré sur telle page avec tel outil, un taux de commandes rapprochées entre la boutique et l'ERP, un parcours d'achat complété au clavier seul. Un seul des neuf sites lus pour cette page publie un critère de ce type en toutes lettres, celui de scandiweb.

Deux pièges de rédaction, pour finir. Ne décrivez pas la solution technique si vous consultez pour l'obtenir : un cahier des charges qui impose déjà l'architecture supprime la valeur que vous payez. Et ne demandez pas un chiffrage « au global » : demandez le chiffrage par étape nommée, sinon vous recevrez trois totaux qu'aucune arithmétique ne peut rapprocher.

Vérification 2

Vérifier qu'un périmètre publié est assez précis pour être mis en concurrence

Avant d'envoyer quoi que ce soit, lisez la page de service de chaque candidat et comptez les étapes nommées. Ce contrôle prend cinq minutes par agence et il prédit assez bien la suite. Une agence qui publie « cadrage, conception, développement, recette, reprise de données, formation » vous donne la colonne de gauche de votre propre tableau de comparaison. Une agence qui publie « accompagnement global », « sur mesure » et « de A à Z » vous laisse l'inventer, et chaque candidat l'inventera différemment.

Le résultat de ce contrôle sur le marché français a surpris la grille de cette page, qui attendait qu'il sépare le champ. Cinq des huit agences françaises publient six étapes nommées ou plus : Synolia, ATI4 Group, Antadis, Agence Dn'D et Spiriit. Trois n'en publient pratiquement aucune comme séquence client : DATASOLUTION, qui publie des durées à la place, PH2M, qui publie des pratiques d'ingénierie, et Sutunam, qui publie une formule. Le critère le plus lourd de ce comparatif ne départage donc que le bas du tableau, et c'est le résultat qui a été publié plutôt que corrigé.

Un détail de méthode qui compte à l'usage : regardez aussi où les étapes sont publiées. Synolia et ATI4 Group les mettent sur la page Adobe Commerce, celle qu'un acheteur ouvre. Agence Dn'D les met sur sa page de maintenance, Spiriit sur deux pages d'audit, Antadis sur ses pages de cadrage et de run. Le contenu est là, mais un acheteur pressé ne le verra pas, et une agence qui ne met pas sa méthode sur sa page commerciale se prive d'un avantage qu'elle possède.

Vérification 3

Trancher entre régie et forfait avant de demander un devis

C'est la décision qui rend une consultation exploitable ou inexploitable, et elle se prend avant l'envoi du dossier, pas après. Au forfait, l'agence s'engage sur un résultat à un prix ferme : elle porte le risque de dérive, et vous le payez dans sa marge de sécurité. Le forfait suppose un périmètre stable, et il rend chaque changement coûteux en avenant. En régie, vous achetez des profils pour une durée : vous gardez la maîtrise d'œuvre et la flexibilité, et vous portez le risque de dérive. La régie suppose que quelqu'un chez vous pilote réellement le backlog.

Le mélange fonctionne bien et il est souvent le bon choix : un cadrage au forfait, parce que son périmètre est court et net, puis la réalisation en régie encadrée avec un plafond de charges et des jalons de décision. Ce qui ne fonctionne pas, c'est de recevoir un devis au forfait et un devis en régie et de les mettre côte à côte. Ils ne vendent pas la même chose, ils ne portent pas le même risque, et le moins cher des deux n'est presque jamais celui qui coûtera le moins.

Sur les neuf entrées lues pour cette page, une seule agence française publie le vocabulaire de la régie et du forfait ensemble, DATASOLUTION, qui en fait une entrée de navigation à part entière. Synolia publie l'alternative entre agile et engagement forfaitaire en cycle en V. ATI4 Group publie une maintenance forfaitaire ou à budget défini. Les cinq autres agences françaises ne nomment aucun mode. Cela ne veut pas dire qu'elles n'en proposent pas : cela veut dire que vous devez leur imposer le vôtre dans le dossier de consultation, sinon chacune répondra dans celui qui l'arrange.

Vérification 4

Lire un TJM, et ce qu'un TJM ne dit pas

Le taux journalier moyen est l'unité dans laquelle se libelle une grande partie des devis d'intégration en France, et c'est aussi le nombre le plus facile à comparer de travers. Un TJM ne dit rien de la vitesse. Deux agences à 700 et à 950 euros par jour peuvent livrer le même lot pour le même prix total si la seconde le fait en deux tiers du temps, et l'écart s'inverse dès que la première a besoin d'un renfort. Ce qui se compare, c'est le coût de l'étape : le nombre de jours par profil multiplié par le taux de ce profil, pour une étape nommée identiquement chez tous les candidats.

Quatre questions rendent un TJM lisible. Par quel profil, d'abord : un TJM moyen annoncé sans grille par profil, développeur, lead, architecte, chef de projet, UX, ne permet aucun calcul, et la composition réelle de l'équipe décidera de la facture. Sur quelle plage horaire, ensuite, et à quel tarif hors heures ouvrées. Avec quelle unité minimale de facturation : la demi-journée, l'heure, ou le ticket. Et avec quel compte rendu d'activité, à quelle granularité. PH2M est la seule agence des neuf à publier ce dernier point comme un argument, « Notre unité de temps est l'heure et non la journée » : sur des interventions courtes, c'est un écart de coût réel plus important que quelques dizaines d'euros de taux.

Aucune des neuf entrées de ce comparatif ne publie de montant, ni TJM chiffré, ni tarif horaire, ni budget plancher, ni prix de TMA, ni « à partir de ». Une seule des huit agences françaises nomme le TJM comme unité, DATASOLUTION. Une source indirecte existe et se lit avec précaution : les fiches d'annuaire tenues par les agences elles-mêmes publient parfois un budget minimum et une fourchette horaire, et cinq des neuf entrées en ont une, scandiweb, Synolia, DATASOLUTION, ATI4 Group et Sutunam. Ces fourchettes sont libellées en dollars, déclarées par l'agence et non vérifiées, et une fiche non revendiquée ne vaut rien. Elles servent à ordonner un panel, pas à construire un budget.

Vérification 5

Rendre trois devis comparables ligne à ligne

La comparaison de devis échoue presque toujours de la même façon : on aligne trois totaux, on écarte le plus cher, on hésite entre les deux autres, et la décision se prend sur la qualité de la présentation. Le remède est un tableau construit par vous avant l'arrivée des devis, dont les lignes sont vos étapes et non les leurs. Chaque candidat doit remplir vos lignes. Une agence qui refuse ou qui ne peut pas est une information en soi.

Sept lignes font le travail dans la plupart des refontes. Le cadrage, en jours et par profil. La conception et le design. Le développement, décomposé par lot fonctionnel et non en bloc. La reprise de données, avec le volume et le nombre de répétitions à blanc prévues. La recette, avec qui la conduit de votre côté et combien d'itérations sont incluses. La formation et la documentation, en jours, en distinguant les équipes métier des équipes techniques. Et la TMA sur trente-six mois, forfait mensuel compris s'il existe, avec le coût d'une journée d'évolution hors forfait.

Trois lignes supplémentaires révèlent plus que les sept premières, parce qu'elles sont celles que personne ne remplit spontanément. Ce qui est explicitement exclu du périmètre. Le coût d'un avenant, c'est-à-dire la procédure et le délai pour faire entrer un changement. Et le coût de sortie : ce que vous payez pour récupérer le code, les accès, la documentation et les environnements si vous partez. Une offre plus chère de quinze pour cent avec un coût de sortie nul est souvent moins chère sur trois ans qu'une offre attractive dont la réversibilité n'est pas chiffrée.

Vérification 6

GTI, GTR, astreinte : les trois nombres du contrat de TMA

Trois nombres décrivent un engagement de maintenance en français, et ils ne sont pas interchangeables. La GTI, garantie de temps d'intervention, est le délai au bout duquel quelqu'un commence à travailler sur l'incident. La GTR, garantie de temps de rétablissement, est le délai au bout duquel le service est rétabli, éventuellement par un contournement. L'astreinte est la couverture hors heures ouvrées, avec son périmètre, son mode de déclenchement et son tarif. Demandez les trois, par niveau de gravité, avec la plage horaire attachée à chacun et ce qui se passe si le délai n'est pas tenu.

Le constat de ce comparatif est un vide, et c'est son résultat le plus utile : aucune des huit agences françaises comparées ici ne publie de GTI, ni de GTR, ni de délai d'intervention chiffré, ni d'heures d'astreinte. Ce qu'on trouve à la place, ce sont des noms d'offres, « TMA corrective & évolutive » et « Support premium » chez Synolia, « Côté TMA » et « Côté TMe » chez ATI4 Group, « Reprise & TMA orientée performance » chez Spiriit, « TMA prédictive » chez DATASOLUTION, et quatre piliers qualitatifs plus des « délais raisonnables » chez Antadis. Synolia est la seule à nommer l'astreinte et les heures non ouvrées, et elle les vend comme des options au-dessus d'engagements standards qu'elle ne publie pas.

Trois nombres circulent dans ce marché et n'en sont pas, il faut savoir les reconnaître. Un taux de disponibilité, comme le « 99.9% d'uptime » de DATASOLUTION, mesure l'infrastructure et ne dit rien du délai de prise en charge d'un bug de tunnel d'achat. Une couverture de supervision, comme le « 24h/24 et 7j/7 » de Sutunam, dit qu'une machine regarde, pas qu'un humain intervient. Et un délai de rappel commercial placé sous un formulaire de contact n'est pas un engagement de support : DATASOLUTION publie « Nos experts vous recontactent dans les 72 heures ! », ce qui serait une très mauvaise GTI et n'en est pas une du tout.

Une seule des neuf entrées publie un délai de réponse chiffré sur incident, scandiweb, avec « a first response within 24 hours ». Elle en publie un second sur une autre page, un « 8 min response SLA » avec un centre d'opérations 24/7, et aucune page ne dit à quel engagement chacun s'applique. C'est la raison pour laquelle le critère ne lui donne pas la note pleine. La conclusion pratique est la même pour les neuf : ces trois nombres ne s'obtiennent pas en lisant un site, ils s'obtiennent en les faisant écrire dans le contrat, et une agence qui accepte de les écrire vous en dit plus qu'une agence qui les affiche.

Vérification 7

Recouper l'agence avec le registre public des entreprises

C'est le contrôle que seul un acheteur français peut faire aussi facilement, et il est gratuit. L'annuaire des entreprises publie, pour chaque société immatriculée en France, sa dénomination exacte, son SIREN, sa forme juridique, sa date de création, l'adresse de son siège, la liste de ses établissements ouverts et fermés, son code d'activité et sa tranche d'effectif salarié déclarée. Deux minutes par candidat. Les huit agences françaises de ce comparatif y ont été recherchées une par une le 29 septembre 2026 et les huit y ont été retrouvées, actives, toutes classées PME.

Trois choses que ce recoupement apprend et qu'un site ne dit pas. Premièrement, quelle entité signera : Sutunam est immatriculée sous « SUTUNAM FRANCE », Antadis publie un numéro de neuf chiffres en l'appelant SIRET alors que c'est un SIREN, et l'établissement parisien historique d'Antadis figure au registre comme fermé, son siège étant à Rambouillet. Deuxièmement, l'ancienneté réelle : ATI4 Group ne publie pas d'année de création sur les pages lues, et le registre la donne, le 1er juin 2020, avec un SIRET identique au chiffre près à celui de ses propres mentions légales. Troisièmement, l'effectif : Agence Dn'D est la seule des huit à ne publier aucun effectif, et le registre la place dans la tranche de 50 à 99 salariés.

Une précaution de lecture, et elle est essentielle, sans quoi ce contrôle produit de fausses accusations. La tranche d'effectif du registre porte sur une année de référence, 2023 pour les huit agences lues ici, et sur une seule entité juridique. Les effectifs publiés sur un site sont d'aujourd'hui et couvrent souvent un groupe. Quand DATASOLUTION publie « Plus de 330 experts répartis dans une douzaine d'agences sur 3 continents » et que le registre place l'entité française entre 100 et 199 salariés, les deux chiffres sont vrais et ne comptent pas la même chose. Quand Sutunam publie quarante collaborateurs et que l'entité française est entre 10 et 19, l'explication est l'entité de Hanoï que Sutunam publie elle-même. Un écart est une question à poser en réunion, jamais une contradiction à dénoncer.

La question à poser, une fois le recoupement fait, tient en une phrase : combien de personnes salariées de l'entité qui signera le contrat travailleront sur ce projet, et qui fait le reste. C'est la seule formulation qui ne se satisfait pas d'un chiffre de groupe. Le même registre sert enfin à vérifier qu'une agence n'est pas en procédure collective et à repérer les holdings et filiales qui portent parfois le contrat sans porter le nom commercial.

Vérification 8

Propriété du code, réversibilité, licences : ce qui vous reste si vous partez

Quatre clauses décident de ce que vous possédez à la fin, et elles se négocient au devis, pas au départ. La cession des droits sur les développements spécifiques, en précisant lesquels et pour quels usages : le code source est une œuvre logicielle au sens de l'article L122-6 du code de la propriété intellectuelle, et les droits patrimoniaux sur une œuvre se transmettent par un acte, l'article L122-7 du même code portant la cessibilité. Autrement dit, un devis muet sur la cession n'opère pas de transfert par défaut.

La deuxième est la réversibilité : la liste de ce qui vous est remis, sous quelle forme, dans quel délai et à quel coût. Un dépôt de code, la documentation d'architecture, les jeux de données, les scripts de déploiement, et surtout les accès. La troisième est la propriété des comptes et des licences : qui détient le contrat Adobe Commerce, le compte d'hébergement, le certificat, le domaine, les comptes de service tiers. Une agence qui détient en son nom le contrat de licence de votre plateforme détient une partie de votre capacité à en changer. La quatrième est le transfert de compétences, formulé en jours et en livrables plutôt qu'en intention.

Ce que ce comparatif a trouvé sur ces quatre clauses est presque un silence général. Aucune des neuf entrées ne publie de clause de réversibilité, et aucune ne nomme la réversibilité comme une étape de livraison. Deux phrases sur la propriété du code existent, toutes deux chez scandiweb et toutes deux sur des pages de service plutôt que dans des conditions contractuelles : « Development work happens in your own repository, and you keep everything we build » et « you own the code ». Les conditions d'utilisation publiées par scandiweb ne traitent que du site web et ne disent rien du code livré à un client. ATI4 Group et Synolia publient des conditions générales de vente en téléchargement, qui n'ont pas été ouvertes pour ce comparatif : rien n'est donc affirmé sur leur contenu, et c'est le premier document à demander.

La conséquence pratique est simple. Ces quatre clauses ne se lisent pas sur un site, elles se demandent, et le bon moment est la consultation, quand vous avez encore trois candidats. Demander « envoyez-moi vos CGV et votre clause de réversibilité » coûte un courriel et trie efficacement.

Vérification 9

Accessibilité et RGPD, deux lignes qui ne sont plus optionnelles

L'accessibilité numérique est entrée dans le périmètre obligatoire d'une boutique en ligne française, et la chaîne juridique se vérifie texte par texte. La directive (UE) 2019/882 prévoit à son article 31 que les États membres « appliquent ces dispositions à partir du 28 juin 2025 ». La transposition française est l'article 16 de la loi du 9 mars 2023, qui a créé l'article L. 412-13 du code de la consommation, et le même article 16 précise qu'il « est applicable aux produits mis sur le marché et aux services fournis après le 28 juin 2025 ». Le décret du 9 octobre 2023 énumère les services concernés et son dernier point est explicite, « Commerce électronique ». Un arrêté du même jour fixe les exigences, avec une rubrique dédiée, « Pour les services de commerce électronique ».

Deux points changent la conversation avec une agence. Le premier est une exonération : l'article L. 412-13 dispense les entreprises « employant moins de dix personnes qui fournissent des services et dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas deux millions d'euros ou dont le total du bilan n'excède pas deux millions d'euros ». Au-delà de ce seuil, la boutique est concernée. Le second est une transition : les contrats de services conclus avant le 28 juin 2025 « peuvent s'appliquer sans modification jusqu'à leur terme, et au plus tard jusqu'au 28 juin 2030 », ce qui donne une fenêtre et non une dispense. Le dispositif s'est resserré très récemment, avec un décret du 23 septembre 2026 qui complète l'application de l'article L. 412-13 et est entré en vigueur le lendemain de sa publication.

Ce que publient les neuf entrées sur ce sujet est maigre, et c'est en soi une information pour une consultation. Deux des huit agences françaises publient une déclaration d'accessibilité pour leur propre site : Synolia, avec un audit RGAA 4.1.2 qu'elle a réalisé elle-même et dont la page annonce deux taux différents, 39 % et 65 %, et ATI4 Group, dont la déclaration du 17 juin 2025 annonce un audit « prévu au cours de l'année 2026 » qui n'avait pas paru au 29 septembre 2026. Les six autres n'ont aucune déclaration liée depuis leur page d'accueil. Aucune des huit ne nomme la norme EN 301 549, ni le European Accessibility Act, ni la loi de transposition. scandiweb publie une prestation WCAG 2.1 AA avec un critère d'acceptation écrit et nomme le European Accessibility Act, sans nommer ni EN 301 549 ni le RGAA.

Sur le RGPD, la ligne à faire figurer au cahier des charges n'est pas « le site sera conforme au RGPD », qui n'engage personne. Ce sont des livrables : la cartographie des traitements et des flux sortants, une architecture de consentement où le refus d'une catégorie bloque effectivement le déclenchement des balises, une procédure de demande d'accès et d'effacement tenable dans le délai d'un mois, et la revue des sous-traitants avec leur contrat de traitement et leur durée de conservation. Une seule des neuf entrées publie cette liste de livrables nommés sur une page dédiée, scandiweb. Demandez aussi, pour une boutique française, où sont hébergées les données et quel sous-traitant les reçoit : deux des huit agences françaises, Sutunam et Spiriit, se déclarent elles-mêmes hébergeurs dans leurs mentions légales, et une troisième, PH2M, y déclare un hébergeur américain.

7 Méthodologie

Comment ce comparatif a été établi

Neuf agences ont été notées sur 100 contre les sept critères pondérés publiés sur cette page : périmètre de prestation publié en étapes nommées à 20 points, modèle d'engagement et unité de prix publiés à 18, conditions de TMA chiffrées avant signature à 15, preuve de livraison par étude de cas ouverte à 15, niveau de partenariat confirmable chez l'éditeur à 12, identité juridique publiée et recoupable à 10, composition et implantation de l'équipe à 10. Le classement est l'ordre des notes, sans aucun ajustement, et chaque note est imprimée à côté de son entrée.

Les sept critères et les sept échelles de notation ont été écrits avant qu'une seule case ne soit remplie, avec la raison de chaque pondération. La raison est la même pour toutes : la thèse de cette page est qu'une consultation française échoue à l'étape de la comparaison et non à l'étape de la présélection, si bien que ce qui rend trois propositions comparables pèse plus lourd que ce qui rend une agence impressionnante. Aucune pondération n'a été modifiée après avoir vu le résultat. Le critère le plus lourd ne s'est d'ailleurs pas comporté comme prévu, puisqu'il départage seulement les trois dernières entrées, et l'échelle n'a pas été retouchée pour autant.

Chaque agence a été lue sur son propre site le 29 septembre 2026, et chaque entrée renvoie à la page dont elle est tirée. Lorsque la page principale ne portait rien sur un critère, la page du même site qui le portait a été suivie et son adresse est citée explicitement. Toutes les pages lues ont répondu, et aucune agence n'a bloqué la lecture. Les six études de cas françaises citées dans la section des preuves ont été réouvertes le même jour pour que leurs chiffres soient revérifiés mot pour mot avant publication. Quand un fait n'a pas été trouvé, cette page écrit qu'il n'a pas été trouvé sur les pages lues, et n'affirme jamais qu'il est absent d'un site entier, parce que personne n'a lu toutes les pages d'un site.

Deux sources extérieures ont été appliquées aux neuf entrées de façon identique. Les niveaux de partenariat viennent du registre complet des agences Hyvä, tenu par l'éditeur, ouvert le 29 septembre 2026 : 460 inscriptions sur cinq niveaux, 18 Platinum, 45 Gold, 102 Silver, 264 Bronze et 31 Partner, à ne pas confondre avec la page « Preferred Partners », qui n'en porte que les trois premiers. Les niveaux ont été lus dans la structure de la page, chaque inscription portant un seul badge, et non par proximité de texte. Le registre a bougé depuis la semaine précédente : Synolia y est passée de Gold à Platinum, ce qui porte à deux le nombre d'agences françaises au plus haut niveau, ATI4 Group et Synolia.

La seconde source extérieure est le registre public français des entreprises, interrogé le 29 septembre 2026 pour les huit agences françaises. Les huit ont été retrouvées, actives, avec leur SIREN, leur dénomination immatriculée, leur date de création, leur siège et leur tranche d'effectif salarié au titre de 2023. Deux appariements sont certains parce que le numéro publié par l'agence elle-même coïncide avec celui du registre, ATI4 Group et Antadis ; les six autres ont été appariés sur la commune et sur le numéro de voie du siège. La tranche d'effectif du registre et l'effectif publié sur un site sont deux instruments différents, sur deux millésimes et deux périmètres, et cette page le dit chaque fois qu'elle les met côte à côte.

Les fourchettes de budget minimum et de tarif horaire proviennent des fiches d'annuaire que les agences tiennent elles-mêmes. Cinq des neuf entrées en ont une : scandiweb, Synolia, DATASOLUTION, ATI4 Group et Sutunam. Quatre n'en ont aucune et le critère ne leur accorde donc rien sur ce point : Agence Dn'D, PH2M, Spiriit et Antadis, recherchées par nom et par une trentaine de variantes d'adresse. La fiche de DATASOLUTION porte la mention « profil non revendiqué » et sa fourchette n'a par conséquent pas été comptée, l'échelle n'accordant ces points qu'à une fiche tenue par l'agence. Ces montants sont libellés en dollars, déclarés par l'agence et non vérifiés : ils servent à ordonner un panel, pas à établir un budget.

L'annuaire Adobe Solution Partner ne rapporte aucun point à personne sur cette page. C'est une application JavaScript dont la recherche ne filtre pas de façon fiable, et les huit agences françaises n'y ont pas été recherchées : leur présence ou leur absence y est donc inconnue plutôt que négative. Donner des points à une entrée pour un contrôle que le reste du panel n'a jamais subi reviendrait à classer qui a été recherché. Les niveaux Adobe cités dans les entrées le sont donc comme déclarations des agences, et ils ne sont pas notés.

Une note sur la note de scandiweb, puisque cette page est publiée par scandiweb et la classe première. scandiweb a été soumise aux sept mêmes échelles et y perd sur deux lignes. Sur les conditions de support, le chiffre le plus fort qu'elle publie n'a pas été compté, parce que deux délais de réponse coexistent sur son site sans qu'aucune page ne dise lequel s'applique à quel engagement : le critère a été noté sur le plus bas, ce qui lui coûte cinq points. Sur l'identité juridique, elle publie une société new-yorkaise avec un identifiant fiscal et sans numéro de TVA, là où les huit agences françaises publient une immatriculation qui se recoupe au registre : cela lui coûte trois points. Elle ne publie par ailleurs ni entité française, ni adresse en France, ni page en français, et aucun client français n'est nommé comme tel sur les pages lues.

Un test de sensibilité a été exécuté avant de conclure. La pondération publiée a été remplacée par toutes les répartitions possibles par pas de cinq points qui donnent à chaque critère un plancher de cinq points et qui gardent le critère déterminant de cette page, le périmètre publié, au moins aussi lourd que les autres : 4 669 pondérations. scandiweb y est première dans 94,6 % des cas et reste dans les trois premières dans 100 % des cas, son rang le plus mauvais sur l'ensemble du balayage étant le troisième. La marge la plus étroite rencontrée est de 0,11 point devant ATI4 Group, sous une pondération qui réduit le prix et le support à cinq points chacun et porte le partenariat éditeur à vingt. Cette marge est publiée parce qu'elle fait partie du résultat.

Ce comparatif note ce qui est publié, non ce qui est livré. Une note basse signale une documentation commerciale mince, pas un mauvais travail, et plusieurs agences classées dans la seconde moitié de ce tableau livrent certainement mieux que ce que leur site laisse voir. C'est d'ailleurs le sens de la méthode publiée ici : les nombres qui manquent à ces sites, un prix, une unité, une GTI, une clause de réversibilité, ne s'obtiennent pas en lisant des pages, ils s'obtiennent en les faisant écrire.

8 Questions

Questions fréquentes

Comment comparer des agences Magento quand les trois devis reçus sont incomparables ?

En construisant le tableau de comparaison avant de recevoir les devis, avec vos lignes et non les leurs, et en imposant à chaque candidat de le remplir. Sept lignes suffisent dans une refonte : cadrage, conception, développement décomposé par lot, reprise de données avec les volumes, recette avec le nombre d'itérations incluses, formation et documentation en jours, puis la TMA sur trente-six mois. Ajoutez-en trois que personne ne remplit spontanément : ce qui est explicitement hors périmètre, le coût et le délai d'un avenant, et le coût de sortie. Le problème n'est presque jamais que les agences répondent mal : c'est que rien dans le dossier de consultation ne les oblige à répondre dans la même structure.

Que doit contenir un cahier des charges Magento ?

Cinq rubriques fermées, qui sont les cinq endroits où les devis divergent. Le périmètre fonctionnel, en listant ce qui est explicitement exclu autant que ce qui est inclus. Les données à reprendre, avec des volumes, parce que reprendre dix ans d'historique de commandes n'a rien à voir avec repartir du catalogue. Les systèmes à intégrer, nommés, avec leur version et le détenteur des accès. La définition de la recette, c'est-à-dire ce qui doit être vrai pour que vous signiez. Et ce qui se passe après la mise en production, garantie et maintenance. La quatrième est celle qu'on oublie, et son absence transforme la fin de projet en négociation sur ce qui avait été promis.

Faut-il partir en régie ou au forfait pour un projet Magento ?

Au forfait quand le périmètre est stable et que vous préférez payer une marge de sécurité plutôt que porter le risque de dérive ; en régie quand le périmètre va bouger et que quelqu'un chez vous pilotera réellement le backlog. Le panachage est souvent le bon choix : cadrage au forfait, parce que son périmètre est court et net, puis réalisation en régie encadrée avec un plafond de charges et des jalons de décision. Ce qui ne marche pas, c'est de comparer un devis au forfait et un devis en régie : ils ne vendent pas la même chose et ne portent pas le même risque. Tranchez avant d'envoyer le dossier, et imposez le mode retenu à tous les candidats.

Qu'est-ce qu'un TJM, et qu'est-ce qu'il ne dit pas ?

Le taux journalier moyen est l'unité dans laquelle se libelle une grande partie des devis d'intégration en France. Il ne dit rien de la vitesse : deux agences à des taux très différents peuvent livrer le même lot pour le même prix total si la plus chère va plus vite. Quatre questions le rendent lisible : par quel profil, avec une grille par rôle plutôt qu'une moyenne ; sur quelle plage horaire et à quel tarif hors heures ouvrées ; avec quelle unité minimale de facturation, la demi-journée, l'heure ou le ticket ; et avec quel compte rendu d'activité. Ce qui se compare n'est pas le taux mais le coût de chaque étape nommée, jours par profil multipliés par le taux de ce profil.

Combien d'agences Magento faut-il consulter ?

Trois au minimum, cinq au maximum. Deux devis ne donnent aucune échelle : vous savez lequel est le moins cher et rien de plus. Au-delà de cinq, l'acheteur n'a plus le temps de lire sérieusement, et une consultation mal lue vaut moins qu'une consultation plus courte. Ce qui compte davantage que le nombre est que les cinq reçoivent le même document, les mêmes questions et la même grille de réponse, et qu'aucun d'entre eux n'ait un accès privilégié à une information que les autres n'ont pas.

Comment vérifier la taille réelle d'une agence Magento française ?

Dans le registre public des entreprises, sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr, qui publie gratuitement la tranche d'effectif salarié déclarée de chaque société immatriculée en France, avec sa dénomination exacte, son SIREN, sa date de création, son siège et la liste de ses établissements. Les huit agences françaises de cette page y ont été retrouvées le 29 septembre 2026. Attention à la lecture : la tranche porte sur une année de référence, 2023 pour les huit, et sur une seule entité juridique, tandis qu'un effectif publié sur un site est d'aujourd'hui et couvre souvent un groupe. Un écart n'est donc pas une contradiction, c'est la question à poser en réunion.

Que sont une GTI et une GTR, et laquelle faut-il demander ?

La GTI, garantie de temps d'intervention, est le délai au bout duquel quelqu'un commence à travailler sur l'incident. La GTR, garantie de temps de rétablissement, est le délai au bout duquel le service est rétabli, éventuellement par un contournement. Demandez les deux, par niveau de gravité, avec la plage horaire attachée à chacune et la conséquence prévue si le délai n'est pas tenu. La GTR est la plus importante pour une boutique, parce que c'est elle qui borne la perte de chiffre d'affaires, et c'est aussi celle qu'une agence accepte le plus difficilement d'écrire. Aucune des huit agences françaises de cette page n'en publie une.

Pourquoi aucune agence de ce comparatif ne publie-t-elle de prix ?

Parce que le prix d'une intégration dépend du périmètre et que publier un montant expose à être comparé sur un chiffre sorti de son contexte. C'est compréhensible et ce n'est pas une excuse : publier l'unité de facturation et le mode d'engagement ne révèle aucun montant et rend une consultation exploitable. Une seule des huit agences françaises nomme le TJM comme unité, DATASOLUTION, et deux des neuf entrées seulement publient à la fois un mode et une unité. Cinq des neuf publient un budget minimum sur une fiche d'annuaire qu'elles tiennent elles-mêmes, en dollars et sans vérification, ce qui sert à ordonner un panel et pas à bâtir un budget.

À qui appartient le code écrit par l'agence ?

À celui que l'acte de cession désigne, et à défaut d'acte il n'y a pas de transfert automatique. Le code source est une œuvre logicielle au sens de l'article L122-6 du code de la propriété intellectuelle, et l'article L122-7 du même code traite de la cessibilité des droits patrimoniaux, c'est-à-dire de leur transmission par un acte. Un devis muet sur la cession vous laisse donc dans une situation qui n'est pas celle que vous croyez avoir achetée. Faites figurer la clause au devis, en précisant quels développements sont cédés et pour quels usages. Aucune des neuf entrées de cette page ne publie de clause de cession sur les pages lues ; deux phrases sur la propriété du code existent chez scandiweb, sur des pages de service et non dans des conditions contractuelles.

Qu'est-ce qu'une clause de réversibilité, et que doit-elle prévoir ?

C'est la clause qui organise votre sortie. Elle doit lister ce qui vous est remis, sous quelle forme, dans quel délai et à quel coût : un dépôt de code complet et à jour, la documentation d'architecture, les jeux de données, les scripts de déploiement, les environnements, et surtout la liste des accès avec leur transfert effectif. Elle doit aussi prévoir une période d'assistance pendant laquelle l'agence sortante répond aux questions de l'agence entrante, chiffrée en jours. Aucune des neuf entrées de ce comparatif ne publie de clause de réversibilité ni ne nomme la réversibilité comme une étape de livraison. Une offre plus chère de quinze pour cent avec une sortie gratuite est souvent moins chère sur trois ans.

Qui doit détenir la licence Adobe Commerce et les comptes d'hébergement ?

Vous, dans presque tous les cas. Une agence qui détient en son nom le contrat de licence de votre plateforme, le compte d'hébergement, le domaine ou le certificat détient une partie de votre capacité à changer de prestataire, même sans le vouloir. Faites lister au devis, un par un, tous les contrats et comptes que le projet suppose, avec le titulaire prévu pour chacun. C'est un contrôle de cinq minutes qui évite une négociation de plusieurs semaines le jour où vous partez. Dans ce comparatif, deux agences se déclarent elles-mêmes hébergeurs dans leurs propres mentions légales, ce qui est une information utile et pas un reproche.

L'accessibilité numérique est-elle obligatoire pour une boutique en ligne en France ?

Oui, au-delà d'un seuil. La directive (UE) 2019/882 prévoit à son article 31 que les États membres appliquent ces dispositions à partir du 28 juin 2025. En France, l'article 16 de la loi du 9 mars 2023 a créé l'article L. 412-13 du code de la consommation, et le décret du 9 octobre 2023 range explicitement le commerce électronique parmi les services concernés. L'exonération est chiffrée : les entreprises de services employant moins de dix personnes et dont le chiffre d'affaires annuel ou le total de bilan n'excède pas deux millions d'euros en sont dispensées. Les contrats de services conclus avant le 28 juin 2025 peuvent aller jusqu'à leur terme, et au plus tard jusqu'au 28 juin 2030. Un décret du 23 septembre 2026 est venu renforcer l'application du dispositif.

Quelles agences de ce comparatif publient une déclaration d'accessibilité ?

Deux des huit agences françaises. Synolia publie un audit RGAA 4.1.2 achevé, qu'elle a réalisé elle-même et non fait réaliser par un tiers, et sa page annonce deux taux de conformité différents, 39 % pour l'audit et 65 % pour l'état du site, si bien qu'aucun des deux ne peut être cité seul. ATI4 Group publie une déclaration établie le 17 juin 2025 qui annonce un audit prévu au cours de l'année 2026, lequel n'avait pas paru au 29 septembre 2026. Les six autres n'ont aucune déclaration liée depuis leur page d'accueil. Aucune des huit ne nomme la norme européenne EN 301 549 ni le texte de transposition français.

Faut-il exiger que l'équipe de développement soit basée en France ?

Pas nécessairement. Ce qui compte est que vous sachiez qui écrit le code, sous quel contrat et dans quel fuseau, et que ce soit écrit. Une équipe à Hanoï publiée noir sur blanc, avec sa propre entité juridique, pose moins de problèmes qu'un silence sur la sous-traitance. Ce comparatif note la clarté de la déclaration, pas la géographie. Deux agences publient une équipe entièrement en France, Spiriit avec un taux de contrats à durée indéterminée et PH2M avec une promesse explicite de non-délocalisation ; une publie un modèle France plus Vietnam entièrement assumé, Sutunam ; trois publient une présence sur plusieurs pays ou continents ; une ne publie aucun effectif du tout. Les questions à poser sont le fuseau de l'astreinte, la langue de la documentation et qui répond un vendredi soir.

Comment savoir quelle entité juridique signera réellement le contrat ?

En lisant les mentions légales, puis en recoupant avec le registre public. Les deux sources ne disent pas toujours la même chose, et l'écart est instructif. Dans ce comparatif, Antadis publie un numéro de neuf chiffres en l'appelant SIRET alors que c'est un SIREN, Sutunam est immatriculée sous « SUTUNAM FRANCE » plutôt que sous son nom commercial, et Agence Dn'D ne publie aucun numéro d'immatriculation du tout. Plusieurs groupes ont par ailleurs des sociétés sœurs ou des holdings qui portent parfois le contrat sans porter le nom commercial. Demandez un extrait d'immatriculation récent et vérifiez que la dénomination du devis est celle de l'extrait.

Pourquoi ce comparatif ne note-t-il pas le niveau de partenariat Adobe ?

Parce qu'il ne peut pas être vérifié de la même manière pour tout le monde. L'annuaire Adobe Solution Partner est une application JavaScript dont la recherche ne filtre pas de façon fiable, et les huit agences françaises n'y ont pas été recherchées : leur présence ou leur absence y est inconnue plutôt que négative. Accorder des points pour un contrôle qu'une seule entrée aurait subi reviendrait à classer qui a été recherché. Le niveau retenu ici vient donc du registre complet des agences Hyvä, tenu par l'éditeur, où les neuf entrées ont été recherchées une par une. Les niveaux Adobe sont cités dans les entrées comme déclarations des agences, sans points.

Pourquoi ce comparatif classe-t-il des agences s'il présente une méthode ?

Parce qu'une méthode qu'on n'exécute pas devant le lecteur ne se vérifie pas. Les sept critères sont publiés avec leurs échelles, puis appliqués à neuf agences réelles, avec le détail de ce qui a été trouvé et l'adresse de chaque page lue. Le classement est l'exemple traité, pas la thèse : sa fonction est de montrer que la grille produit un résultat reproductible et contestable. Vous pouvez remplacer nos pondérations par les vôtres, refaire l'addition à partir des notes imprimées à côté de chaque entrée, et obtenir un autre ordre. C'est le but.

Comment refaire ce comparatif soi-même ?

Reprenez les sept critères et leurs échelles publiés sur cette page, ouvrez la page de service de chaque candidat et comptez les étapes nommées, cherchez un mode d'engagement et une unité de facturation, cherchez une GTI, une GTR ou un délai d'intervention avec sa plage horaire, ouvrez les études de cas pour vérifier qu'elles existent vraiment et qu'elles nomment la plateforme, lisez le niveau de l'agence dans le registre complet des agences Hyvä et non sur son propre site, lisez ses mentions légales et recoupez-les avec annuaire-entreprises.data.gouv.fr, puis notez l'effectif et l'implantation publiés. Comptez une demi-heure par agence. Si votre résultat diffère du nôtre, c'est probablement qu'une page a changé : elles changent, et c'est pourquoi chaque affirmation de cette page porte la date à laquelle elle a été lue.